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  • Théo Chaudet

Arrêtons nous. C’est Maintenant.

Récemment, la communauté internationale, qu’elle soit scientifique, politique ou même citoyenne, s’alarme. Elle prend conscience qu’un tournant, plutôt défavorable, est en train de se produire en terme d’écologie. Cela fait plus d’un siècle déjà que certains scientifiques, même en nombre restreint mais désormais de plus en plus nombreux, nous abreuvent de rapports auxquels nous ne prêtons peu voire aucune attention. Outre ces rapports plutôt scientifiques et techniques, nous n’avons pas pu échapper à la démocratisation du phénomène de « réchauffement climatique » depuis ces 30 dernières années et les conséquences qui l’accompagnent.

Les médias ont relaté nombres de sujets qui nous montrent que les faits sont là. Ils sont présents. Désormais, de plus en plus de personnes prennent conscience de l’ampleur et de la gravité du phénomène. Elles prennent conscience que si le mode de production actuel ne change pas, si nos ressources continuent à être exploitées de telle sorte, si notre consommation demeure identique (voire augmente), si le partage des richesses n’évolue pas, si la population augmente comme elle le fait actuellement, si les politiques présentes poursuivent ainsi, si la pollution ne diminue pas, et d’autres facteurs tout aussi importants, alors nous courrons vers un effondrement assuré.


Selon le terme récent, mis en évidence par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur livre intitulé Comment tout peut s’effondrer: Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, cela se nomme la collapsologie. Ce mot, pour le moins énigmatique, se définit pourtant très simplement: il s’agit de l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder. Cela prend également en compte les dimensions sociologiques, psychologiques, humaines mais aussi économiques, écologiques, démographiques, culturels ou bien l’agriculture et la santé.


La crise environnementale constitue donc le plus grand défi de l’humanité pour le siècle à venir, et si rien ne change, l’issue est déjà malheureusement toute tracée. Mais avant de tirer toutes sortes de conclusions hâtives ou trop alarmistes, voyons quel est l’état actuel de la société d’un point de vu écologique et si ce que les scientifiques disent s’avère véridique: si nous ne changeons pas nos modes de vie, nous ne pourrons pas continuer de fonctionner de la sorte. De plus, il n’y a pas qu’une dimension écologique dans le réchauffement climatique, et c’est pourquoi nous verrons également l’impact que cela pourrait (et peut) avoir sur les populations, l’économie, les politiques ou bien encore l’industrie.


Un état alarmant, un phénomène de grande ampleur


Tout d’abord, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur ce qui se produit actuellement. Ce qui se passe est d’ampleur mondiale. Les catastrophes environnementales constituent le coeur de ce sujet. De ce fait et dans un premier temps, les phénomènes météorologiques qui normalement ne doivent se produire uniquement sur des périodes précises et dans un laps de temps établit, se produisent de plus en plus fréquemment et avec une intensité encore jamais observée.

Toutes ces catastrophes écologiques auxquelles nous assistons, pour le moins impuissants, nous touchent directement. Nous pensions que lorsque l’idée même du réchauffement climatique commençait à paraître, qu’il s’agissait d’un problème lointain et sans grande conséquence pour les générations actuelles. « Oui, mais de toute façon les océans ne vont pas monter de niveau avant 2100, je ne serais plus là de toute façon. » Combien de fois et par combien de personnes avons nous entendu cette phrase ? Or, ce ne sont pas que les générations futures qui vont être touchées, mais bien les générations actuelles qui commencent à subir les désagréments occasionnés par ce que l’on qualifiait de « problème lointain ».

De fait, les vagues de chaleur plus longues et plus intenses, les pénuries d’eau de plus en plus fréquentes dans les pays pourtant peuplés, l’extinction en masse de nombreuses espèces vivantes, la dégradation des océans, les dégâts considérables à l’encontre des écosystèmes uniques, et bien évidemment, ce dont tout le monde parle et prend comme exemple pour parler du réchauffement climatique, la fonte des glaces et des glaciers [1].


Cela vous est bien sur familier, car les médias ne cessent de relater tout ces faits, sans pour autant les relier complètement au réchauffement climatique (exception faite pour le dernier: la fonte des glaces devenue le symbole du phénomène). Cependant, le lien est évident désormais, même si cela peut paraitre difficile à admettre. En France, contrairement à ce que l’on peut croire, cela nous touche directement. Depuis quelques décennies, on observe de plus en plus de tempêtes violentes s’accompagnant d’inondations ravageuses.



Récemment, les inondations de l’Aude, du Var et de la Corse ont fait plusieurs victimes et ce phénomène n’est pas prêt de diminuer en intensité. Les personnes touchées directement, sont d’ailleurs extrêmement surprises par ces phénomènes, que les météorologues ont de plus en plus de mal à évaluer et anticiper.

Ou de même, la vague de chaleur toujours présente début octobre 2018 en Europe, qui accentue la sécheresse dans certains pays; ainsi que les premières chutes de neige fin octobre, en abondance, dans l’Auvergne qui ont surpris les habitants. En France, les températures d’octobre ont été de 10°C supérieures que la normale. Rien d’inquiétant en revanche car cela « provient tout d’abord d’une situation atmosphérique remarquable (...). Mais le réchauffement global du climat accentue probablement cette vague de chaleur », explique Etienne Kapikian, prévisionniste à Météo- France.


Il faut tout de même nuancer ce propos. Même si tous les pics de chaleur ne peuvent être liés directement au réchauffement climatique, la montée en température des océans reste une cause de la montée en puissance des phénomènes météorologiques désastreux. La chaleur de l’atmosphère accompagne celle des océans. Ce qu’il faut donc retenir, ce n’est pas les vagues de chaleur, pour le moins courantes, mais leur persistance et leur intensité de plus en plus notable. Le réchauffement global accentue ces vagues de chaleur. De même pour les tempêtes que l’on connait de plus en plus en France et qui frappent notamment le sud le plus souvent.


Depuis les années 1970, on constate également une augmentation de la fréquence du nombre de cyclones dans l’atlantique Nord. Ces phénomènes météorologiques sont plus intenses certes mais aussi très mobiles en partant du fait qu’ils se déplacent de plus en plus géographiquement. Mais cela ne se limite pas qu’à l’écologie. Selon le Bureau des Nations Unies, entre 1978 et 2017, « le cout économique total des catastrophes naturelles est estimé à 2,25 trillions de dollars », soit une augmentation de 151%, les Etats-Unis étant le pays qui a enregistré le plus de pertes au cours de cette période.


Sur un tout autre domaine, l’Afrique du Sud a décrété plus tôt dans l’année l'état de catastrophe naturelle dans le pays et la ville du Cap était menacée d'une rupture d'approvisionnement en eau potable. Néanmoins, la mégapole sud africaine a réussi à éviter la mise en place du "jour zéro », jour à partir duquel l'eau devait être coupée aux robinets.


Les extinctions d’espèces auxquelles l’on assiste depuis ces 20 dernières années sont également un autre signal d’alarme. Des mammifères, volatiles ou amphibiens se sont ainsi éteints. Depuis 1980, on recense environ une quinzaine d’espèces disparues comprenant le rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, le Grizzly mexicain, le phoque moine des Caraïbes, le tigre de Java ou encore le bouquetin des Pyrénées.


Depuis 1992, « La liste rouge » a été crée par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la nature). C’est un indicateur qui va suivre l’état de la biodiversité dans le monde. Grâce à cet outil, « on sait aujourd’hui qu’une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur huit, plus d’un amphibien sur trois et un tiers des espèces de conifères sont menacés d’extinction mondiale. » [2]Chaque année, cette liste est mise à jour et nous livre d’effrayantes conclusion. En 2018, 41% des amphibiens, 13% des oiseaux et 25% des mammifères sont menacés d’extinction au niveau mondial. Mais également, 31% des requins et raies, 33% des coraux constructeurs de récifs et 34% des conifères sont en danger. [2]


Mais ce n’est pas tout. Depuis quelques temps, une série d’études à mis en évidence le phénomène d’extinction des interactions écologiques. Ce dernier se définit comme suit: lorsqu’une espèce meurt, elle ne disparait pas toute seule mais emporte des « espèces voisines » avec elle sans que cela se remarque. Cela affecte les prédateurs de ces proies dans un premiers temps, puis dans un second temps, d’autres espèces liées vont être touchées indirectement. [3]

C’est ce que l’on appelle les coextinctions, désormais courantes et imprévisibles qui s’enchainent de plus en plus. [4]

Mardi 30 octobre 2018, est paru le dernier rapport « Planète Vivante » de l’ONG WWF, qui met en lumière qu’entre 1970 et 2014, les populations d’animaux vertébrés ont chuté de 60% au niveau mondial.

La WWF alerte donc: « Les espaces n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, qui est aujourd’hui 100 à 1000 fois supérieur à celui calculé au cours des temps géologiques. » [20]

Il est à rappeler que la biodiversité terrestre est nécessaire à beaucoup de domaines dans la mesure où elle permet de maintenir les fonctions de régulation de l’écosystème (climat, qualité de l’air, stockage du carbone etc...) et des fonctions d’approvisionnement en eau, en énergie fossile, ou bien en plantes.[1]

Ainsi, la préservation de ces mécanismes est primordiale afin de garantir les processus naturels et l’accès à nos ressources fondamentales sans lesquelles nos systèmes actuels ne pourraient fonctionner.



Dans une étude de 2015, des chercheurs ont mis en évidence l’existence de 9 frontières à notre planète qui sont vitales et qu’il ne faudrait pas franchir.[5] Ces « frontières » prennent en compte, le changement climatique, le déclin de la biodiversité, l’acidification des océans, la diminution de la couche d’ozone, la pollution chimique, la consommation d’eau douce, la perturbation du cycle du phosphore et de l’azote, le changement d’affectation des terres ainsi que la charge en aérosols atmosphériques. Toujours selon cette étude, les chercheurs ont pu en quantifier pour le moment sept et selon eux,

quatre ont été d’ores et déjà été dépassées.


Ces « frontières » sont pourtant difficiles à comprendre et visualiser pour des individus lambdas qui ne comprennent pas ces termes techniques. Or, le changement climatique ou le déclin de la biodiversité sont deux variables qui peuvent à elles seules faire chavirer la balance, en notre défaveur.


Alors que la COP21 qui s’est déroulée à Paris en 2015 s’est mise d’accord pour stabiliser le réchauffement climatique lié à l’activité humaine à +2°C, le rapport d’octobre 2018 du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur les effets d’un réchauffement à +1,5°C, a établit un constat dont nous devrions davantage nous préoccuper.


Outre les statistiques, les chiffres et schémas qui constituent le rapport d’une trentaine de pages, la conclusion est sans équivoque: il faut que nous opérions des transformations radicales dans tout les secteurs du monde entier et de la société.


Mais si nous rentrons davantage dans les détails sans pour autant que cela reste incompréhensible, voici ce que dit le rapport: Dans le cas d’un réchauffement de 1,5 °C, le niveau des océans augmenterait de 40cm (50cm pour un réchauffement à 2°C) et l’instabilité de la calotte glaciaire Articque et la perte de densité de la calotte glaciaire du Groenland pourraient être amorcées par une température entre +1,5°C et +2°C.


De plus, notre santé, nos approvisionnements en nourriture et en eau, notre sécurité alimentaire, notre sécurité mais également la croissance économique vont être impactés plus fortement qu’aujourd’hui dans l’hypothèse d’un réchauffement de +1,5°C (et davantage dans le scénario à +2°C). Plus la température augmentera, plus des efforts conséquents et nécessaires seront à fournir.


Si nous prenons l’exemple de la France, entre la période 2021-2050, les vagues de chaleurs seront plus longues et plus intenses ainsi que les sécheresses, qui viendront directement impactées l’agriculture.[7] A l’inverse, et au niveau mondial, l’intensité des pluies « fortes » augmentera de 5 à 7% (respectivement pour +1,5°C et +2°C). De même pour les cyclones qui ne devraient pas augmenter en nombre mais plutôt en intensité. [6]

Pour une limitation à +1,5 °C il faudrait donc réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 45 % en 2030 par rapport à 2010 et d’atteindre des émissions nettes nulles vers 2050.


Les engagements de l’accord de Paris en 2016 ne suffiront donc pas, toujours selon ce rapport, à limiter le réchauffement à 1,5°C. Néanmoins, il existe une solution envisagée pour réduire le réchauffement qui se sert des technologies CDR (Carbon Dioxyde Removal ou Emission négatives en français) et qui permettent de retirer du CO2 de l’atmosphère soit par le biais de procédés naturels (arbres, sols, océans etc...) soit par des procédés chimiques pour capturer le CO2 et le piéger, puis le stocker dans les sols par exemple. Mais ces technologies restent pour le moment couteuses et paradoxalement, dangereuses pour l’environnement...[7]


Les politiques et mesures mises en place


Mais alors, quelles sont les mesures prises pour lutter contre ce réchauffement ? Comme dit précédemment, en 2015, s’est tenu la COP21 à Paris qui après de longues et sinueuses négociations a conclu un accord commun qui vise à réduire les émission de gaz à effets de serres humaines à +2°C. Les « COP » (Conférences des Parties) ont été créées en 1992 à la suite du sommet de Rio. Cette conférence a admit le fait qu’un changement climatique opéré par l’humain existe et donne la possibilité aux pays de lutter contre. L’objectif de la COP21 était de conclure le premier accord universel pour limiter la hausse des températures à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle.Accompagnée par les rapports et statistiques du GIEC, qui estime que la température à la surface de la Terre a augmenté de 0,85 °C en moyenne depuis 1880, l’accord a pu être signé par 195 pays.

Or, dans les faits, on observe que cela est assez différent en ce qui concerne la mise en application du traité. En effet, en 2017 déjà, Donald Trump retire les Etats-Unis de l’accord, créant une véritable tragédie. Le deuxième émetteur de gaz à effet de serre au monde trouverait l’accord désavantageux pour son pays.

Plus récemment au Brésil, Jair Bolsonaro, le tout nouveau président brésilien élu ce dimanche dernier, a par ailleurs évoqué la possibilité d’une sortie de son pays des accords de Paris. De plus, il suggère de supprimer le ministère de l’environnement afin de le « lier » au ministère de l’agriculture, ce qui, dans les faits, ne présage rien de bon en ce qui concerne la situation actuelle de la foret amazonienne et sa déforestation massive. Il suggère aussi de supprimer tout obstacle à l’exploitation des sols de l’Amazonie dans le but de les utiliser pour des cultures intensives et ainsi, chasser les indigènes de leurs territoires.


On peut donc voir que malgré une volonté internationale de « changer le cours des choses », certains pays préfèrent poursuivre leur politique économique au détriment d’une politique écologique. En France, la démission de Nicolas Hulot, autrefois ministre de l’environnement, a fait beaucoup réagir. Les raisons de sa démission restent pour le moment assez floues même si lors de son interview sur France Inter, il a déclaré « Je ne veux plus me mentir. » Une phrase donc qui se passe de commentaires. Impuissant, l’ancien ministre a déclaré également, toujours sur les antennes de France Inter qu’il « avait le sentiment que l’écologie n’était pas la priorité de ce gouvernement » alors que « ce sujet conditionne tous les autres. (...). On s’évertue à entretenir un modèle économique, cause de tous ces désordres climatiques. »

Il ira même plus loin en disant que son poste était « à la croisée des lobbys ».


Depuis 2015 en France, les émissions de carbones sont reparties à la hausse, les énergies renouvelables en terme de production d’électricité restent à la traine et les émissions de GES de l’agriculture ont augmenté de 3,2 % en 2017. (source: Iddri) Un bilan plutôt mitigé donc.


Cependant, certains pays européens mettent en place des mesures et politiques qui favorisent le développement durable dans leur pays, en favorisant notamment les énergies renouvelables et limiter les émissions de CO2. Ainsi, selon le classement annuel de la GermanWatch, en 2017, des pays comme la Suède, la Norvège, la Finlande, le Danemark ou encore le Royaume Uni, sont salués pour leur recours à des énergies dites plus « vertes » (Comme la politique de reboisement des forêts mise en place en Suède), ou bien la mise en place de mesures strictes (comme l’interdiction des voitures dans le centre ville à Oslo en Norvège).


Ces politiques fonctionnent et continuent de s’étendre malgré le fait qu’elles restent minoritaires. Les pays développés produisent en effet beaucoup moins d’émissions de gaz à effets de serre (GES) du fait de leur désindustrialisation. Or, la consommation dans ces pays restent très élevée et la production d’énergie n’est pas toujours renouvelable, ce qui semble être en opposition avec la volonté de lutter contre le réchauffement climatique.


Les politiques actuelles ne sont pas assez offensives et les pays demeurent tout de même réticents à leurs égard, préférant non seulement leur développement économique et leur enrichissement personnel et malheureusement tout cela en dépit du développement durable. Certes, si certains pays semblent faire des efforts, les plus gros « pollueurs » et consommateurs en énergie comme la Chine ou les Etats-Unis ne se trouvent pas (ou plus) dans un mouvement de transition écologique pour permettre une économie plus durable.

De plus, les pays en développement préfèrent mettre en place des politiques de développement économique plutôt qu’écologiques.


Au moment où l’écologie et le climat deviennent des enjeux primordiaux pour les politiques de toutes sortes, quelle soit économique, industrielle ou sociales, l’effet « domino » de tout ces déséquilibres pourraient survenir plus tôt que nous le pensions. Le système financier actuel et le changement climatique sont étroitement liés. Un très gros déséquilibre d’une des variables pourrait amorcer une rupture plus grande encore. Ainsi, un pic pétrolier ou un déséquilibre global du système économique actuel mettraient à mal notre système financier et amèneraient à une « contagion » encore plus grande. Des crises alimentaires, des pénuries ou encore des blocages dans de nombreux secteurs d’activités seraient à prévoir et c’est ainsi qu’en moins de deux semaines, la crise se répandrait à l’échelle du globe [8]. Les pays se concentrent davantage sur certaines problématiques, oubliant l’interaction existante des différents systèmes et c’est donc cette hyperglobalisation qui menace désormais notre société.


Pour résumer, l’hyperconsommation, les politiques climatiques inefficaces, les désordres écologiques, l’industrialisation de masse et la surpopulation sont les plus grandes sources de nos maux. Pour tenter de sauver tout cela, il faudrait réduire considérablement notre consommation et revoir en profondeur nos modes de productions.


Par exemple, l’exploitation d’énergies fossiles devrait être réduite voire stoppée. Il a été prouvé que d’immenses sources d’énergies fossiles sont encore présentes sous terre mais si nous décidions de tout exploiter cela engendrerait une catastrophe pour le climat. En effet, une quantité considérable d’énergie sera nécessaire pour extraire toutes ces ressources or cela serait totalement contradictoire car la production d’énergie pour extraire le pétrole par exemple, serait supérieure à l’énergie fournit par ce dernier une fois son extraction faite. En somme, il faut voir les crises dans leur ensemble et non séparément car ces dernières sont toutes connectées entre elles.[9]


Aujourd’hui, il existe plusieurs certitudes. La première est que la croissance physique de notre société arrive à son terme. La seconde, est que nous avons modifié l’ensemble du système Terrede manière irréversible. Ensuite, nous nous dirigeons vers un avenir instable. Enfin, nous pouvons être amené à vivre des effondrements globaux de toutes sortes.[1]


Réfugiés climatiques et populations: au coeur de l’enjeu


Depuis les années 1980, les inégalités économiques ont considérablement augmenté. Ce qui par ailleurs amène à une augmentation de l’instabilité économique, politique et démographique. Une nouvelle fois, tout cela est lié.


Selon Christian Aid, de 2000 à 2050, au moins un milliard de personnes devraient migrer de par le monde, dont plus de la moitié pour s'adapter au réchauffement climatique. Ces personnes devront migrer pour plusieurs raisons: d’une part du fait des conditions climatiques extrêmes qui risquent de se développer et persister de plus en plus, mais aussi du fait de nombreuses pénuries et pertes de territoire du au réchauffement climatique. Les conflits et tensions seront également source de migration. Enfin, le développement ou l’apparition de certaines maladies pourraient se révéler être une autre cause d’un phénomène migratoire de grande ampleur.



La crise migratoire que nous connaissons actuellement en Europe devrait donc s’intensifier. Outre les raisons d’instabilité politique actuelle dans les pays du proche et moyen orient, les raisons pour lesquelles les individus résidants dans ces pays migreront pourraient être

davantage liées à des guerres de territoires en vu d’obtenir certaines ressources rares ou bien même, des raisons toujours liée à la politique qui représente l’un des moteurs du problème écologique actuel.</