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  • Théo Chaudet

La nouvelle révolution médiatique

Dernière mise à jour : 8 juil. 2019

Dans une société où les médias sont de plus en plus présents, de plus en plus variés et ciblés,

l’utilisation de ces derniers a connu une véritable révolution au cours des 10 dernières années. En effet, les médias évoluent, d’une part pour cibler une frange d’une population afin de maintenir les lecteurs mais également pour être accessibles à tous et quelque soit l’heure ou le moment de la journée. Mais avant toute chose, leur but premier est de donner de l’information, sous n’importe quelle forme

Des médias de plus en plus accessibles, ciblant les jeunes


Depuis 2010, de nombreux médias se sont crées avec l’arrivée des réseaux sociaux. De fait, en voyant le potentiel de ces nouvelles plateformes très prometteuses dont les jeunes sont friands, l’implantation de nouveaux médias au sein de sites web et d’applications ne pouvait être qu’une évidence.


Le plus célèbre d’entre eux, Konbini, plateforme médiatique créée en 2008, est le parfait exemple pour illustrer cette révolution médiatique. La cible principale de cette plateforme étant les jeunes, l’entreprise axe ses informations sur des prises de positions à propos de sujets d’actualités tout en proposant du divertissement. La présence de Konbini sur les réseaux sociaux à travers le biais de « Stories » sur Snapchat ou Instagram, révolutionne la consommation et le visionnage de l’information. Plus besoin d’attendre le rendez-vous quotidien du soir à 20h pour savoir ce qu’il s’est passé au cours de la journée; plus besoin de se rendre sur un moteur de recherche et de taper le sujet sur lequel on souhaite connaitre le déroulement ou l’information.


Un trajet de 10min en métro pour se rendre à son travail ? Pourquoi pas ne pas regarder la story de Konbini à laquelle l’on est abonné (sur Snapchat ou Instagram) entre deux stories de nos amis. Une pause de 5min ? Je peux lancer la story de Brut sur Instagram et m’informer !


Ces deux « nouveaux médias », mêlent information et humour, et tout cela repose sur une culture pop-web récente et donne aux lecteurs l’envie de consommer davantage.


Le choix de s’implanter dans les réseaux sociaux permet de profiter de la dynamique de ces derniers, d’être davantage proche des lecteurs. De plus, le fait d’être implanté au sein même d’autres applications procure au lecteur une sensation de choix. Il peut oui ou non regarder l’information qu’il souhaite.

Mais le plus grand avantage de ces médias repose sur le fait qu’ils se diffusent en même temps que les stories de nos amis ou lorsque l’on défile notre fil d’actualités (en partant du principe que l’on est abonné), sans même que l’on s’en rende compte. Là est la force de ces nouveaux médias.


Ils ont notamment joué un grand rôle lors de la campagne présidentiel de 2017 en France, avec des interviews quotidiennes des candidats à l’élections sur leur plateforme, les mettant en scène avec des filtres Snapchat ou des questions personnelles et ainsi, permettant d’atteindre un tout nouveau public autrefois délaissé.


Cette nouvelle consommation de l’information permet donc une plus grande accessibilité de l’information.


La diffusion de l’information révolutionnée


L’idée de base de s’implanter au sein d’application comme les réseaux sociaux bien même de créer leurs propres plateformes, ces nouveaux médias ont amplement le choix de décider comment la diffuser.


La diffusion de l’information va donc dépendre des cibles que visent ces médias. Reprenons l’exemple de Konbini : le public ciblé est âgé de 18 à 30 ans. Il faut donc que le choix de l’information diffusé ainsi que la question de comment le diffuser est essentiel. Pour Konbini, l’usage de titres aguicheurs voire « putaclic » - dans le langage familier - est monnaie courante. Egalement, l’emploi de couleurs vives, de « mêmes » (GIF animé qui est souvent viral sur le Web), de GIFs ou encore de filtres et de questions posées directement sur les réseaux sociaux afin d’interagir avec le public sont de mises. Tout cela avec une touche d’humour et de dérision !


La manière dont l’information est diffusée ainsi que l’interaction avec le public, sont de tout nouveaux concepts qui font que ces nouveaux médias sont très largement appréciés par leurs consommateurs; à l’instar de médias plus traditionnels comme la télévision ou la radio que les jeunes - cible des nouveaux medias - ont tendance à délaisser de plus en plus.

Enfin, le public peut visionner l’actualité qu’il veut et quand il veut à n’importe quel moment. Cela amène également une question de liberté de contenu proposé.


Une liberté éditoriale grandissante


Le fait de ne pas avoir réellement de ligne éditoriale à respecter comme cela peut être le cas pour un journal télévisé ou même un journal papier, ou encore de ne pas dépendre d’un groupe s’occupant de plusieurs médias, représente un avantage considérable.


Ces nouveaux médias ont donc le choix. Le choix d’étudier le sujet qu’ils souhaitent étudier mais aussi la façon dont ce dernier va être étudier. Si la cible visée se trouve être un groupe de jeunes âgés de 18 à 25 ans, il s’agit là par exemple de traiter un sujet d’actualité politique de manière drôle et humoristique tout en relatant les faits et l’information associée à ce sujet, dans le but de conserver le public lisant ces articles.


Si le média pense que le sujet peut potentiellement intéresser, il va alors le tourner d’une façon que les medias traditionnels ne peuvent faire, pour attirer le public. L’utilisateur verra alors des articles dans son fil d’actualités ou ses Stories, de sujets abordants la politique migratoire des Etats-Unis et, quelques « Swipe » plus tard, la dernière frasque de Kanye West.


Tout ceci produit de manière linéaire pour l’utilisateur. Les sujets proposés sont donc diverses et variés et axés sur certains point, ou parfois tournés en dérision, en visant une cible choisie.

L’omniprésence du portable dans notre société est la cause principale de cet essor.



Théo Mateos-Chaudet

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